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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 10:20

Je remercie les journalistes qui sont présents ainsi que vous toutes et vous tous.

Je voudrais, tout d’abord, me présenter, bien que dans le canton, tout le monde me connaisse.
Je m’appelle Francine SCHIVARDI, j’ai 51 ans et je suis l’épouse de Gérard SCHIVARDI. Nous avons 2 enfants. Je suis conseillère commerciale dans une société d’assurances.
J’ai partagé et je partage, depuis le début, tous les combats qu’a menés et que mène Gérard.

Aujourd’hui, l’élection cantonale de 2008 a été annulée et Gérard a été déclaré inéligible. Je ne reviendrai pas sur les conditions qui ont conduit à ces décisions ; il y est revenu lui-même.

Je dirais simplement ceci : on a démissionné d’office Gérard Schivardi pour l’empêcher d’accomplir le mandat que les électeurs du canton lui ont confié. J’ajouterai qu’il a obtenu 63% des suffrages, et que 75 % des électeurs inscrits se sont exprimés.


Les observateurs attentifs, dont vous faites partie vous les journalistes, ne manqueront pas de rapprocher ce résultat de celui des dernières élections européennes où la liste qui est arrivée en tête a obtenu 28% des voix sur 40% de suffrage exprimés, c’est-à-dire 11% des électeurs inscrits.


Ceux qui ont pris la responsabilité de démettre Gérard ont bafoué le suffrage universel et porté un coup à la démocratie.

Ma candidature, aujourd’hui, se place en défense de la démocratie, en défense du suffrage universel, dans la continuité du combat mené par Gérard , dans la continuité de ce qu’il a fait, pour la défense des communes, des services publics, de la laïcité, de la viticulture , de la République.


Ma candidature exprime la volonté de poursuivre ce qu’il a fait, pour ce canton, pour ses habitants, pour que, tout simplement, leur vie de tous les jours soit un peu moins difficile.
Je voudrais ici évoquer quelques épisodes de cette action.


1- Défense de nos communes contre l’intercommunalité forcée

En 2003, Gérard a pris l’initiative de créer, avec d’autres maires du Minervois, le comité de défense des communes.
Avec l’aide des militants qui ont constitué depuis, avec Gérard, le Parti Ouvrier Indépendant et dont je suis une des initiatrices, ce comité a rapidement pris de l’ampleur puisque 2 300 maires de 67 départements l’ont rejoint. Il s’agissait, et il s’agit plus que jamais, de défendre les communes contre l’intercommunalité forcée.
Aujourd’hui, tout s’accélère : la proposition n°10 de la commission Balladur se place délibérément dans un cadre où les communes, et même les petites communautés de communes, comme celle du Canal du Midi en Minervois…., n’auraient plus leur place.

L’OPA lancé par le Grand Narbonne sur notre Communauté de communes ne se place-t-elle pas directement dans le droit fil de cette proposition ?
Quant à ce que les habitants du canton peuvent en attendre, ils ont eu le temps de se faire une opinion : le regroupement profite en premier lieu, du point de vue des équipements, à la commune-centre et c’est elle qui détient le véritable pouvoir, dépossédant les conseils municipaux de leur libre administration, bafouant le vote des citoyens aux élections municipales.
En outre, la population a eu l’occasion de constater que « réformes » territoriales, se traduit par une forte augmentation des impôts et attaques contre les services publics. Certaines administrations départementales s’appuient d’ailleurs directement sur l’existence de communautés de communes et d’agglomérations pour fermer un site ou réduire le service proposé.
Faudrait-il admettre que ce combat, que Gérard a mené, s’arrête parce qu’en haut on a décidé de l’interrompre, au prétexte de ces malheureux 223,45 € que mon mari a payé de sa poche ? Ou faut-il que ce combat pour défendre nos communes, pour une intercommunalité librement choisie, soit poursuivi ?


2- La défense de la Poste et des services publics

Gérard prend aussi toute sa part dans la défense de la Poste : du rassemblement avec les facteurs et leurs représentants syndicaux à Ginestas, jusqu’à l’Assemblée nationale où nous sommes montés avec le comité de Roquebrun de défense des bureaux de poste.

Il a mené, avec des élus de toutes tendances politiques, le combat pour l’abrogation des directives postales européennes qui privatisent la distribution du courrier et qui remettent en cause le monopole public de la Poste. Il a conduit une délégation de 30 élus à l’Assemblée nationale pour déposer le projet de loi rétablissant le monopole de la Poste soutenu par 6 000 élus. Avec le comité de Roquebrun, avec plusieurs parlementaires et une trentaine d’élus, il vient de lancer un appel en direction des partis et des élus se réclamant de la défense des services publics , de la défense du statut de fonctionnaire d’état des postiers , pour que le projet de loi qui transforme la Poste en société anonyme, c’est-à-dire en société privée, soit rejeté. Il participera d’ici le 27 juillet à une délégation au Conseil des ministres à Paris pour que ce projet soit retiré.

Je dois ici remercier l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains qui a publié sur son site notre appel à tous les partis pour qu’ils appellent à la montée sur Paris pour bloquer le projet de transformation de la Poste en société anonyme et pour le rétablissement du monopole public de la Poste.
Il s’agit de garder les bureaux de poste avec des fonctionnaires d’Etat et les facteurs, et de faire rouvrir ceux qui ont été fermés. Dans notre département, la direction de la Poste démarche les maires pour leur faire un véritable chantage : soit ils acceptent la diminution drastique des horaires d’ouverture, soit ils acceptent la transformation de leur bureau en agence postale communale et la disparition des facteurs et des fonctionnaires d’Etat . Le directeur de la Poste l’a dit : il faut réduire les coûts de 500 Millions d’Euros pour préparer la Poste à la concurrence le 1er janvier 2010. Il s’agit donc de livrer, au privé, la Poste la plus rentable possible. Les habitants de nos communes veulent garder leurs bureaux de poste, leurs facteurs, la distribution du courrier 6 jours sur 7 dans toutes les maisons, quel que soit l’endroit où elles se trouvent, et à un prix égal du timbre .


Je pose la question aux habitants du canton : Gérard Schivardi a-t-il raison de mener ce combat ? Faudrait-il l’arrêter parce qu’en haut on a décidé d’invalider Gérard pour 223,45 € payés de sa poche ou faut-il poursuivre ce combat ? Avons-nous raison de vouloir le poursuivre avec Pierre Gely ?

Il en est de la défense de l’école publique et laïque, comme celle de la République.

Avons-nous eu raison d’aller soutenir les parents d’élèves qui ont occupé l’école de Mailhac en juin dernier, alors que l’Inspecteur d’académie refusait d’ouvrir une classe ? Les enfants ne sont-ils pas en meilleure situation pour s’instruire et s’épanouir, avec la classe de plus que nous avons arrachée ?

Avons-nous eu raison d’aller soutenir le personnel de l’hôpital de Lézignan contre sa fermeture prévue par la loi Bachelot ?

Que restera-t-il de nos villages une fois que la Poste et l’école seront fermées et qu’il faudra faire des dizaines de km pour se soigner ?


3- Défense de la viticulture

En ce qui concerne la viticulture, il s’agit d’être clair : rien ne sera réglé s’il n’est pas fixé et garanti par le gouvernement, pour le vin, comme d’ailleurs pour le lait, un prix plancher suffisamment rémunérateur et qui permettra aux producteurs de vivre tout simplement de leur travail. Le conseiller général doit-il être celui qui défend le droit de vivre de son travail ou doit- il se faire le relais des directives de Bruxelles qui veulent supprimer nos AOC ?

Gérard a-t-il raison de défendre nos viticulteurs et ce, quels que soient les quolibets des chansonniers, parfois douloureux pour nous, ou faudrait-il se soumettre aux injonctions de Madame Fischer Bolls, commissaire européen, qui a décidé de faire arracher 200 000 hectares de nos vignes ?

Avait-il raison d’apporter son soutien aux manifestations des viticulteurs, y compris lorsqu’il a fallu qu’il se porte en avant pour protéger nos viticulteurs contre la répression alors qu’ils étaient encerclés dans la ville de PEZENAS ? ….

Je pose la question aux viticulteurs ? Faut-il continuer ce combat ?


4- Défense du canton et du département contre leur disparition dans la région

Vous n’avez peut-être pas entendu parler de la commission Balladur-Mauroy qui prône la fusion des départements et des régions pour faire disparaître les cantons et, à terme, les départements. Dans son discours au parlement, le Président de la République a annoncé que cette réforme serait soumise à l’Assemblée nationale.
Pour contraindre les Conseils généraux à capituler devant cette offensive qui vient de haut, puisque c’est le Comité des régions de l’Union européenne qui l’inspire, on a transféré aux départements tout un tas de charges qui relevaient de l’Etat, sans en transférer les moyens.


Lors de la session du Conseil général consacrée au vote du budget, Gérard a posé la question à ses collègues : n’aurions-nous pas d’autre solution que de reporter les transferts de charges de l’Etat sur la population déjà frappée de plein fouet par les licenciements ou la jachère ?

Faudrait-il accepter que le gouvernement, qui a trouvé 420 milliards d’Euros en quelques jours pour indemniser les spéculateurs, ne trouve pas l’argent nécessaire pour compenser les charges qu’il a transférées au département ? N’aurions-nous pas d’autre solution que de rajouter 6,15% d’augmentation des impôts, comme il a été proposé de le faire ?
Ne pourrions-nous pas appeler la population à aller manifester, dans l’unité avec les élus, avec tous les partis qui se réclament du mouvement ouvrier et démocratique, pour aller chercher au gouvernement les moyens d’aider nos aînés, d’aider ceux qui perdent leur emploi, de garder nos services sociaux, nos crèches, nos routes et tous les services publics que le Conseil général a mis en place, et qu’on veut le contraindre maintenant à privatiser ?

Gérard a-t-il eu raison de proposer cela à ses collègues du Conseil général ?


Faut-il continuer dans ce sens ou faut-il encore augmenter davantage les impôts, diminuer les services à la population parce que le gouvernement a décidé de faire payer aux collectivités locales l’emprunt qu’il lance pour apporter de nouveaux milliards aux spéculateurs ?


Faut-il poursuivre dans la défense de notre canton, de notre département ou faut-il accepter qu’il disparaisse avec le Grand Narbonne dans la région Languedoc Roussillon ?

Ce combat pour nos communes et notre canton doit se poursuivre.

Je suis fière que Pierre Gély ait accepté de mener avec moi cette bataille. Authentique socialiste, Pierre a été de tous les combats pour la défense de l’école laïque, comme militant, mais aussi comme principal du collège d’Olonzac, et comme Maire de Sainte-Valière pour la défense des communes. Il expliquera lui-même les raisons de son engagement.

Pour terminer, je voudrais remercier tous les habitants et tous les élus du canton et au-delà ceux qui, sans pour autant partager nos convictions, se sont levés comme un seul homme contre l’invalidation de Gérard.


Nous avons ressenti ce soutien comme un appel à continuer notre combat pour défendre nos conditions de vie et d’existence, défendre nos communes, nos services publics nos racines, et au-delà, la démocratie, c’est-à-dire la République.

Pourquoi faudrait-il accepter de transmettre à nos enfants des conditions de vie moins bonnes que celles que nous ont léguées nos aînés ?

C’est dans la continuité de tous ces combats, en tant qu’épouse et mère de famille, que j’ai décidé de me présenter face aux électrices et électeurs du canton de GINESTAS.

Je sais que c’est un combat difficile mais tous ensemble nous le gagnerons.

texte tiré du site national du P.O.I.

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Published by UNITE POPULAIRE - dans Narbonne
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 09:27

Nous aurions pu le croire, il est vrai, au grand changement après les dernières municipales.
J'aurais aimé, moi aussi, pouvoir dire comme notre député-maire: "Narbonne s'ouvre, Narbonne bouge, Narbonne avance !". Hélas forcer de constater que si changement il y a il reste imperceptible. On a beau changer les couleurs, en passant d'un bleu fané par trop d'année, à un rose pale embourgeoisé, rien n'y fait.

Prenons par exemple les logements sociaux. Ce sujet est actuellement en pleine polémique. En effet M. Moynier et son équipe avaient décidé d'augmenter les loyer des HLM de 30% !! Le prétexte était la rénovation des habitats. Il n'y a donc pas eu de choix politique mais une simple logique de gestionnaire comme pourrait le faire une agence immobiliére. Une logique marchande donc et non pas sociale. L'équipe Nouveau Narbonne se flate aujourd'hui d'être "une équipe de gestionnaire", fier de ne pas faire de politique donc inutile pour diriger la ville. Puis est venu le temps de l'équipe Bascou qui dans un premier temps...n'a rien fait. Le PCF s'était saisie du sujet et en fit bruit dans la presse et dans les quartiers concernés. Les habitants, indépendament de toutes organisations politiques,  se sont organisés et ont fait une pétition. Réponse de la municipalité : l'augmentation sera répartie sur 3 ans, mais elle aura bien lieu !!

Récemment nous avons assisté à la dispute dans les journaux locaux entre le président et le directeur de l'office public des HLM, le sujet étant ces fameuses augmentations. Le directeur se défend de la même manière que l'ancienne municipalité, en ajoutant que le déficit de l'office est à combler. Le président menaçe de le limoger. Mais la mairie ne peut-elle pas faire un choix politique de gauche : combler le déficit de l'office pour que ces augmentations n'est pas lieu ? Cela ne semble pas d'actualité.

Voyons maintenant la démocratie participative, autre sujet, même constat du non changement. Mais tout d'abord quelle est la définition de la démocratie participative ? Il s'agit de faire prendre des décisions par les citoyens eux même. Au Brésil, par exemple, l'utilisation d'une partie du budget de l'état est décidé par les citoyens eux même. Belle leçon de démocratie donner aux pays qui prétendent en être les défenseurs (USA, France...).

Revenons à Narbonne. L'ancienne municipalité avait créé des pseudo-comités de quartier. Lors de ces réunions, seule l'opinion de l'équipe municipale était importante. Lorsqu'une opinion divergente était présenté, elle n'était pas prise en compte. Pourtant d'importante campagne de communication présentaient Narbonne comme étant à la pointe de l'expérimentation démocratique. Mensonge critiqué par l'actuelle municipalité qui dénoncer avec raison l'omnipotence du maire dans les affaires publiques.
Mais qu'on donc fait les socialistes et leur amis centristes à la mairie ? D'autant que la section PS de Narbonne est dans une grande majorité pro-ségolène qui elle aussi, prétend vouloir développer la démocratie participative.
La mairie a officiellement installés le 26 juin, 7 conseils de quartier. Ces conseils sont limités en nombres de personnes. Premier problèmes si l'ont considère que la démocratie est l'affaire de tous. 50% des personnes composants ces conseils sont tirés au sort et les 50% restant sont choisis par la mairie. Comment imaginer ainsi sortir de la logique de contrôle par la municipalité ? D'autant qu'un élu et son suppléant seront désignés par le Conseil municipal sur proposition du Maire pour le représenter au sein de chaque Conseil de quartier.Nous avons donc là aussi de quoi être déçu. Pour couronner le tout, ces conseils n'ont aucun pouvoir décisionnel et par conséquent aucun budget à voter. Drôle de conception de la participation citoyenne. Un outils démocratique ou un lien citoyens-élus ? Ni l'un ni l'autre, tout juste un tour d'illusion de la gauche bobo narbonnaise.

M. Bascou peut donc citer Martin Luter King en mettant sur le cite de la mairie "Tout le monde peut être important car tout le monde peut servir à quelque chose !", la démocratie participative n'est pas prêt de voir le jour sur Narbonne.

Nous pourrions rajouter les choix politiques pour l'hôpital, la culture, l'aide aux sans domiciles, les problèmes de circulations et de stationnements ... Il y a tant de sujet que nous aurons le temps d'en discuter dans d'autres articles.

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Voici quelques bouquins utiles pour cultiver son esprit critique ou s'enrichir de nouvelles connaissances. Si vous avez quelques propositions n'hésitez pas !!

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Les médias sont-ils honnêtes lorsqu'ils parlent des mobilisations sociales ? Un livre objectif et critique !!

Henri Maler et Mathias Reymond pour l'Acrimed, Médias et mobilisations sociales La morgue et le mépris ?, Ed. Syllepse, 160 pages,
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Pour les non initiés à l'économie, le Capital de Marx peut être très indigeste. Même si il ne s'agit pas d'une bible, ces annalyses restent d'actualité. Voici pour vous l'Abrégé du Capital.

Carlo Cafiero, Abrégé du Capital de Karl Marx, Ed. Le Chien Rouge, 160 pages,
http://www.editionslechienrouge.org/catalogue/index.php?post/2009/03/01/Abr%C3%A9g%C3%A9-du-Capital-de-Karl-Marx


Pour ceux qui ne rêvent plus ! Débridez vous !!

Denis Langlois, L'utopie est morte! Vive l'utopie !, Ed. Michalon, avril 2005, 200 pages,
http://www.michalon.fr/L-utopie-est-morte-vive-l-utopie.html