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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:56

 

Voici un communiqué de presse que j'ai écris pour Parti de Gauche du Narbonnais :

 

Le Parti de Gauche, membre du Front de Gauche, souhaite un rétablissement des repères politiques. L'égarement et la dérive libérale du PS depuis les trente dernières années, ont faussé les repères des citoyens. Il est difficile de reconnaître aujourd'hui les différences de fond dans les politiques économiques, sociale et écologique des majorités qui se succèdent localement et nationalement aux pouvoirs. Favoriser la concurrence entre les individus ne créer qu'une diminution des droits et des conditions de vie des personnes les plus précaires. La concurrence mondiale des marchés, notamment par une politique européenne libérale, provoque l'écrasement des petites entreprises, véritables acteurs économiques locaux, par les grands groupes financiarisés et détruit ainsi le tissu social et économique. Le système des barons politiques, jouant aux chaises musicales dans des buts carriéristes de prise du pouvoir, détruit toute pratique et espoir démocratique des citoyens et incite à l'abstention ou à l'apolitisme.

 

C'est pourquoi nous appelons les citoyens, notamment les acteurs associatifs et syndicaux, qui se sentent proche de nos idées à affirmer que l'action publique des élu (es) PS doit être en cohérence avec les valeurs historiques de la gauche et non pas avec l'austérité et le clientélisme. Nous appelons les militants socialistes à nous rejoindre pour mettre en place une réelle politique démocratique, de partage de richesse, de justice sociale et une planification écologique efficace et responsable. Le Front de Gauche n'est pas un groupe fermé réservé qu'à un cartel d'organisation et traduit dans ses actes la nécessité démocratique de l'implication de tous, à travers notamment la mise en place des assises citoyennes du 14 juin qui auront lieux au palais du travail à Narbonne. Quand aux élus du PS qui se sentiraient proche de nos valeurs, nous leur lançons un appel afin qu'ils concrétisent dans leurs actions publiques une rupture avec le carriérisme féodal local et ne répondant qu'aux besoins des affairistes. Les actes valant mieux que les promesses, seule leur action peut caractériser leur participation à un mouvement politique que nous voulons ancrer à gauche de façon honnête et ambitieuse.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:52

 

Suite au communiqué du Parti Occitan (voir lien ici )sur les propos de notre co-secrétaire national Jean-Luc Mélenchon, je tiens à réagir par le texte qui suit.

 

Le POc tente, comme a son habitude, par le détournement de propos, à discréditer notre formation politique et notre co-président, Jean-Luc Mélenchon. Point d'affolement face à cela, puisque l'ensemble des personnes qui parlent l'Occitan, en apprécie et font vivre ça culture ne peuvent être assimilé à ce groupe d'individus. Néanmoins, au vue des accusations qui nous sont faite en matière de démocratie, il me paraît primordial de faire une mise au point sur la décentralisation et les langues et cultures de France.

 

La réforme sur la décentralisation n'a pas pour objectif de donner plus de pouvoir aux citoyens mais vise à renforcer le pouvoir des oligarques locaux éloignés des considérations citoyennes. L'égalité de droit sur l'ensemble du territoire français est un acquis important qu'il ne faut pas perdre. Les communautaristes de tout poil demandent que leur soient offert des droits spéciaux et serait prêt à établir de nouvelles frontières entre les individus ou les territoires sous prétexte de diversité. Dans une même approche, certains groupuscules religieux qui ne représentent en rien la majorité des croyants, se prétendent laïques pour mêler les choix personnels de pratiques de cultes aux choix collectifs de l'organisation de la société.

 

C'est par se que la République respecte la diversité qu'elle doit rester unis. La république doit reconnaître l'importance des langues et des cultures de France comme étant une richesse pour tous les citoyens et citoyennes de notre république. C'est bien pour conserver ce ciment social et culturel entre tous les individus, sans distinction d'origine, de croyance, de culture ou de langue que nous voulons une égalité de droit entre tous. Diviser la population selon l'un de ces critères reviendraient à une nouvelle forme de discrimination. La réforme territoriale, sous prétexte de décentralisation, va donner plus de pouvoir, non pas aux citoyens mais aux oligarques locaux et accentuer les inégalités entre les territoires. C'est pourquoi nous nous y opposons.

 

Le Poc a accepté le traité d'austérité Merkozy, validé par le gouvernement Hollande. Ce traité s'attaquant à la souveraineté de la France fut l'occasion pour le Poc d'alimenter leur espoir de division territoriale. De quel droit pourrait-il donc être une caution morale en terme de solidarité alors qu'il accepte les attaques faites aux droits des travailleurs et à notre système de solidarité nationale. Nous nous opposons à cette satisfaction de n'être que les pions de l'oligarchie financière et politique. Nous rappelons notre souhait d'organiser une constituante pour bâtir une nouvelle république donnant plus de pouvoir aux citoyens et non pas aux tenanciers des pouvoirs locaux et nationaux, développant un vivre ensemble par le respect de nos différences et non une division entre individus selon un critère ou un autre. La république existe par le respect et la reconnaissance de nos différences. C'est en ça qu'elle est une et indivisible.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:28

 

Nous voici dans un de ces moments où la population attend des changements significatifs de société. Après l'aire Sarkozy, beaucoup de citoyennes veulent voir disparaître les lois et les réformes de la droite, qui nous éloignent, encore aujourd'hui, d'une république démocratique, sociale et écologique.

 

Hélas, malgré l’accès au pouvoir du PS, triste est de constater, que dans de nombreux domaines, le changement n'a pas lieu. Il en est de même localement. Nous étions nombreux, par exemple, à dénoncer la réforme territoriale comme étant une atteinte à la démocratie, notamment sur l'augmentation des pouvoirs accordés aux communautés de communes, sur l’inégalité des pouvoirs, dans ces dernières, entre les grandes et les petites communes et sur l'ignorance faite à un choix citoyen d'une commune, d'appartenir ou non à une communauté de communes. L'ensemble des élu-e-s locaux du PS nous avaient répondu que le désir des populations concernées serait respecté malgré la réforme territoriale.

 

Si beaucoup de conseils municipaux ont fait le choix de se faire absorber par le Grand Narbonne (bien entendu sans poser la question par un vote à leurs administrés), d'autres y ont été contraints au vue des diminutions de dotation de l'Etat faites aux communes. Pire, lorsqu'une commune résiste, en engageant des débats avec les citoyens et que la population vote contre l’absorption de leur commune, on la leur impose cela de force! Voilà donc l'action entreprise par les pontes du PS départemental. Contre l'avis des habitants de Mailhac et leurs élus, ils ont réussi à imposer le pouvoir des plus grandes communautés de communes et de façon toujours plus éloignée de l'opinion des citoyens.

 

Le Parti de Gauche Narbonnais témoigne de sa solidarité de lutte pour la démocratie à la population de Mailhac et à toutes les communes de l'Aude prêtes à résister, à tous ceux qui veulent lutter pour conserver une démocratie de proximité et créer une participation citoyenne aux prises de décisions. Nous témoignons également de notre colère face à ces méthodes politiciennes qui consistent à critiquer l'action de la droite pour ensuite utiliser ces même lois à leur propre bénéfice, tout en ignorant l'avis des citoyens. Cela n'est pas normalement l'esprit de la gauche et de la République de badiner avec l'opinion du peuple et de discréditer ainsi l'action politique en elle même.

 

Bastien Valente

co-secrétaire du comité Narbonnais du Parti de Gauche, membre du Front de Gauche

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 12:15

 

par  la Confédération paysanne
A FAIRE SUIVRE SANS RESERVE

Cher-es ami-e-s

La Confédération paysanne défend depuis sa création les petites fermes, les petites structures sur lesquelles les paysans pratiquent une agriculture paysanne, de proximité, privilégiant les aspects sociaux, environnementaux et territoriaux de l'agriculture, plutôt que la course à l'agrandissement et au productivisme.

Or il existe d'énormes injustices dans le monde agricole, qui fait que ces petits paysans – les cotisants solidaires, considérés comme ayant une trop petite surface, sont privés de ce fait de tous les droits : ni droit à la protection sociale, ni droit à la retraite, ni les autres droits reconnus aux exploitants. Ils représentent en France plus de 12 % du monde agricole. Dans l'Aude, 40 % des installations agricoles sont des cotisants solidaires. Ils sont par ailleurs parfaitement connus et recensés à l’unité près par l'organisme de protection sociale, la Mutualité sociale agricole, vu qu'ils versent une cotisation de solidarité et depuis quelques années, une cotisation accident du travail.

A force de revendiquer, la Confédération paysanne et les cotisants solidaires ont petit à petit obtenu quelques droits : droit à la formation , droit à l'assurance accident du travail et aux maladies professionnelles. Mais ceci reste largement insuffisant.

C'est pourquoi, à la veille des élections professionnelles agricoles (qui auront lieu en janvier 2013), la Confédération paysanne lance une campagne pour que les cotisants solidaires obtiennent le droit de vote pour élire leur représentants à la chambre d'agriculture. Il y a urgence, les inscriptions sur les listes électorales seront closes en octobre prochain !

Il semble en effet complètement archaïque que ces petits paysans, qui forment un véritable vivier d'innovations agricoles (AMAP, transformation de produits locaux, circuits courts, pratiques agricoles souvent très respectueuses de l’environnement...) et l'agriculture citoyenne de demain, ne puissent pas donner leur avis sur les orientations agricoles et choisir leurs représentants. 
Ce critère de taille est inacceptable. Enlèverait-on le droit de vote à un agriculteur parce qu'il a une  ferme de 500 hectares ?

Nous avons réclamé avec force au Premier Ministre et au Ministre de l'Agriculture désormais en place, l'ensemble des droits pour les cotisants solidaires. Dès à présent le droit de vote parce qu'il y a un délai d'inscription. Il s'agit d'une décision politique, très simple à mettre en oeuvre par la promulgation d'un décret (que nous avons déjà remis au Ministère). Au plus vite, la mise en place de tous les droits sociaux. Ci-joint la lettre ouverte au Président.

Mais la fin des injustices ne se fera pas sans pression. Nous savons que le gouvernement ne cédera sans l'appui revendicatif des paysan-ne-s et citoyen-ne-s soucieux-ses de l'égalité et de la justice sociale.

C'est pourquoi nous vous appelons à une campagne massive de mail à destination du Président de la République et de son gouvernement (Premier Ministre et Ministre de l'Agriculture).

Nous comptons sur votre soutien pour plus de démocratie et la justice dans le monde agricole.

La Confédération paysanne 11


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COPIER CES ADRESSES

premier-ministre@cab.pm.gouv.fr;christophe.chantepy@pm.gouv.frmarie.guittard@pm.gouv.fr;philippe.mauguin@agriculture.gouv.fr;Elodie.LEMATTE@agriculture.gouv.frstephane.le-moing@agriculture.gouv.frpierre-rene.lemas@elysee.fr;sylvie.hubac@elysee.frvalerie.metrich-hecquet@elysee.fr;isabelle.sima@elysee.frconfederationpaysanne11@orange.fr

(Adresses mail des directeur de cabinet et conseiller agriculture de l'Elysée, du Premier ministre et du Ministère de l'agriculture)
----------
Copier et envoyer ce mail (ou un texte de votre composition)

Objet : je soutiens les droits des paysans cotisants solidaires


Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l'Agriculture

Alerté par la Confédération paysanne de la situation des paysans actifs ayant une petite surface, cotisants à la MSA en tant que cotisants solidaires,  je m’adresse à vous pour que vous mettiez fin aux injustices les concernant. 
En tant que citoyen, je ne puis accepter que 12 % de ceux qui nous nourrissent soient privés de leurs droits, sociaux et politiques.
Les cotisants solidaires doivent pouvoir voter aux élections professionnelles agricoles et accéder à un statut social JUSTE et NORMAL, avec une protection sociale et un droit à la retraite. 

Je vous demande simplement la reconnaissance et l’application d’un droit évident, juste et normal pour des paysans qui n'ont que le défaut d'avoir de trop petites surfaces. Il faut remédier d’urgence à ce manque de droits civiques dès les prochaines élections professionnelles en agriculture. 

La Confédération paysanne vous a remis un projet de décret pour donner le droit de vote aux 61 417 cotisants à l'assurance accident du travail à la MSA.

Restant attentif aux actes que posera votre gouvernement à ce sujet , je vous prie de recevoir, Monsieur,  mes salutations déterminées.

Votre NOM, Prénom
Adresse

Vous pouvez aussi écrire à François Hollande, directement sur le site de l'Elysée à ce lien
http://www.elysee.fr/ecrire


MERCI !

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 10:40

Le Front National se plein du non anonymat des signatures des maires et a déposé un recours devant le conseil constitutionel. Mais quel est réellement l'enjeu démocratique de la lisibilité pour les citoyens des maires qui ont soutenu tel ou tel candidat ? Aisse vraiment ça le probléme ?

 

20060510.WWW000000433_13892_1.jpgLes élus sont normalement dans une république les représentants du peuple, les députées pour les citoyens de leur circonscription, les conseillers régionnaux de leur régions ... Remarquons au passage que seul les sénateurs sont représentants des grands électeurs et ne sont donc pas directement représentant du peuple.

 

Les maires et les conseillées municipaux n'échappent pas à la régle. Bien que le maire est élu au sein du conseil municipal et non directement par les citoyens, les listes qui se présentent à ces élections, affichent généralement pendant la campagne qui est présentie au poste de maire. Ces listes proposent un programme et donc une orientation politique (n'en déplaise aux listes soit disant apolitique). Normalement (j'ai bien peur que ce ne soit pas toujours le cas) c'est à partir de ces idées que les citoyens choisissent l'équipe, et par conséquent le maire, qui les représenterons à la direction d'une commune.

 

En tant que citoyen nous devons garder le droit de savoir si un maire soutien un candidat à la présidentielle en accordant sa signature. Nous avons le droit de vouloir une cohérence entre les idées pour lesquelles nous avons voté en élisant notre conseil municipal et celle défendu par le candidat soutenue. La transparence n'est-elle pas guage de démocratie ? Cette transparence est primordiale aujourd'hui. Elle n'est que peut présente dans la gestion publique malgré les nombreuses lois existantes mais ne l'abimons pas d'avantage.

 

Les citoyens doivent avoir le droit de signaler à leur maire qu'ils ne les ont pas élus pour qu'ils soutiennent un candidat aux idées opposées. Nous devons avoir le droit de dire: "si vous soutenez des idées pour lesquelles vous n'avez pas été élu nous ne voterons plus pour vous". C'est là une liberté démocratique importante. Les élus si ils doivent représenter le peuple doiventt donc rendre des comptes de leurs actes. Sans cela les grandes tactiques politiciennes (et non plus politique au vrai sans du terme) serait accentuer par un anonymat qui ne protége aucunément la démocratie.

 

Certes quelques faits d'hivers ont été signaler : des menaçes d'attaques physiques, des dégradations de bien personnel ... Cela ne peut être accepter. Aucune personne (élu ou non) ne devrait avoir à s'inquiéter pour lui ou ses proches parsque ses idées et ses actes politiques ne conviennent pas à d'autres. Il en va de la liberté d'opinion et donc de la démocratie. Mais méfions nous et ne tombons pas dans le panneau. Ne s'accrifions pas nos droits à connaître les agissement fait en notre nom par nos élus.

 

Le FN représente un courant d'idée, serte. Mais il sert également aux stratégies des partis dominants. Certains cherchant son électorat, d'autre en s'en servant comme épouvantail. Mais un Gauliste ayant voté pour un maire UMP peut-il accepter que ce dernier soutienne des idées contraires aux idées de De Gaule et de la résistance ? De même une personne de gauche, peut-elle accepter qu'un maire socialiste donne ça signature à l'extrême droite ? Si l'on est un t'en soit peut attaché aux idées pour lesquelles on vote la réponce est NON. Trop de tactique de peur, trop de fatalisme et d'épouvantes sont véhiculés par les médias et leurs partis. L'anonymat n'arrangerait rien à tous ça. Pire il permettrait les magouilles électoralistes, les mensonges et la malhonnêteté politicienne, faisant courir par l'incohérence et l'inconscience de certains élus, un grave danger pour la démocratie.

 

Faut-il que le FN est un candidat ? La question n'est pas la, si le FN est un courant d'idée qu'il faut combattre par l'argumentation faite dans l'espace démocratique, il peut donc se présenter aussi haineuses soient leurs idées, anonymat ou non des maires les ayant soutenu.

 

Faut-il pour autant s'accrifier le droit à la transparence et l'éthique politique ? Assurément NON

 

Faut-il changer les régles et les pratiques démocratique ? Là est la vraie question et elle pose la réflexion autour de la réelle représentativité des élus et de leur pouvoirs effectifs. Si tel doit être le débat c'est donc celui de la 6éme république pour une démocratie impliquant les citoyens. Mais ça n'est surement en mettant en place l'anonymat que les choses vont évoluer dans le bon sens.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 23:52

Quelle chance aurions nous si les appellations des partis ou des tendances européens et français seraient le juste reflet des opinions qu'ils portent ? Quelle serait la situation si tous ceux qui s'appellent "socialiste" seraient vraiment des socialistes ou si le libéralisme serait synonyme de liberté ? L'Europe et la France seraient-elles dans le même état ? Assurément non. Si les mots étaient utilisés pour leur véritable signification, certains courants ne s'appelleraient même plus de cette façon abusive et montreraient peut-être leur vrai visage.

 

Prenons pour premier exemple le Parti Socialiste Européen (PSE).Si ce groupe de députés européens se revendique dans le nom Socialiste, nous voyons bien dans leur acte qu'il ne s'agit que d'une usurpation grossière. Ce groupe a voté à 85% comme le Parti Populaire Européen (PPE, droite européenne), a accepté le traité de Lisbonne contre l'opinion des peuples et a donc participé grandement à la construction de cette Europe libérale qui met en compétition les peuples, bafoue les démocraties nationales et facilite l'enrichissement du seul secteur financier en ne posant aucune limite à la spéculation et aucun contrôle de l'économie. Pourtant, les "fondamentaux" socialistes sont clairs sur ces sujets: mise en place d'une véritable solidarité internationale, partage du pouvoir, partage des richesses et contrôle de l'économie. Certes il faut savoir s'approprier les idées et les faire évoluer. Certains comme Castoriadis ont su le faire, sans jeter le bébé avec l'eau du bain. Mais supprimez ces notions du socialisme et le socialisme n'est plus. Or ils ont accepté et mis en place, dès les années 80, la libre circulation des capitaux et donc la spéculation européenne. Ils ont accepté et mis en place la mondialisation capitaliste et donc la spéculation mondiale qui nous à mener à la crise actuelle. S'il ne reste plus beaucoup de valeurs socialiste dans ce mouvement, pourquoi continuer de s'appeler ainsi, si se n'est tromper l'opinion publique ? 

 

Continuons en regardant le mot Liberalisme. Ce mot est, pour certains, synonyme de lutte pour la liberté (notamment chez les anglo-saxons). Mais la réalité est tout autre. Il s'agit la plupart du temps de la définition du système économique capitaliste: NO LIMIT. Or nous pouvons constater qu'un système économique sans foi ni loi ne développe pas les libertés mais les étouffe. La liberté des peuples de disposer d'eux-même est bafouée lorsque au nom du libéralisme l'Europe impose la disparition des services publics ou encore du code du travail. Elle est aussi bafouée quant cette même Europe impose à la Grêçe la diminution des retraites, des salaires, du nombres de fonctionnaire...alors que c'est cette Europe a permis les attaques spéculatives contre les pays européens les plus faibles. La liberté des salariés des entreprises côtés en bourse, de s'investir dans la gestion de leurs outils de travail est inexistante, écrasée par le poids des choix de leurs actionnaires. Même la liberté d'entreprendre (notion pourtant soit disant essentielle au libéralisme) est étouffer par les monopoles internationaux, les trusts et lobbys en tout genre. Ils se partagent entre eux et contrôlent de long en large et en travers des secteurs d'activités tout entier. En réalité leur soit disante liberté économique n'impose qu'une seule règle: la loi du plus fort ! Le mensonge est rabaché par la propagande capitaliste qui veut nous faire croire qu'il est le seul garant de la liberté alors qu'il ne s'agit que d'une autorisation d'exploiter davantage les peuples. Donnez la liberté de pratiquer l'esclavage moderne à quelques individus, ne peut pas déboucher sur un développement de liberté collective et individuelle. Mettez au centre de la société le capital et tout le reste est écarté.

 

Ainsi nous comprenons bien que se dire socialiste-libéral est un non sens complet . Il ne peut exister de socialisme qui s'accommode du libéralisme. Beaucoup s'appellent donc par le terme Social-Libéral. En réalité ces mots ne cachent que des personnes qui refusent de voir dans le socialisme une façon concrète de gérer la société et de construire une autre Europe, un autre monde. Serte le socialisme a pu en faire rêver certains d'entre eux dans leur jeunesse. Certains se sont même réclamés Trostkiste ou Léniniste ou avec d'autres termes qu'il était bon de se revendiquer à une époque où c'était à la mode. Mais aujourd'hui la bataille d'idée n'est plus un faire valoir et il est de bons tons de se réclamer soit disant ouvert (ou plus localement apolitique) et de mélanger des idées de société opposée en tout point. On trouve aussi des sociaux-démocrate. La différence avec les précédents... il n'y en a pas. Ils sont du même bord, du même courant, des même partis. Car il faut bien comprendre que toute démocratie, toute République se doit en réalité d'être sociale. Car si  le peuple ne dispose pas d'un niveau de vie décent, s'il ne dispose plus de moyen correct pour vivre, il ne peut accéder et s'ouvrir aux savoirs et par conséquent ne développera pas d'esprit critique, indispensable au développement du jugement. Dans ces conditions il sera facilement manipulable ou aura tendance à ne plus utiliser son pouvoir démocratique de citoyen. Cela entraîne un glissement idéologique de la masse vers l'intolérance et vers de nouveaux régimes totalitaires, surtout en tant de crise comme nous le voyons aujourd'hui. Donc se dire Social-démocrate est un pléonasme qui nous ferait croire aux bons sens de ce qui s'en réclame. Mais ce ne sont que des mots creux de plus pour cacher leurs véritables opinions. Car cette vision de la démocratie s'appelle en réalité le SOCIALISME (et nous avons vu que ces politiques n'ont la volonté ni du développement social, ni de celui de la démocratie). Comme disait Jean Jaures: "Le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale."

 

Concrètement ils participent de cette façon au désespoir populaire, au fatalisme écrasant, au brouillage des idées, à la non différenciation entre gauche et droite. Leur manque de vision ou de courage les rend coupable de collaboration avec l'ordre économique et politique établie et à la renonciation actuelle des citoyens d'utiliser le peu de pouvoirs dont ils disposent pour changer la société dans le développement démocratique, libertaire et égalitaire.

 

Voici un lien interressant sur l'actualité des prétendus "convistion socialiste" au PS dans l'article Parti socialiste : Bad or good Godesberg ? d'Alexis Corbiére.

Et voici un exemple de la mauvaise propagande sur le sens du libéralisme et du socialisme: Pour une brêve histoire du « socialisme libéral » J'attire votre attention sur l'exellente réponce de Saheyus (encadré en rouge).

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 15:26

C'est un terme rabâche par les médias, par le pouvoir en place, par les syndicats et même par l'opposition au gouvernement actuel : le POUVOIR D'ACHAT est mis à toutes les sauces. Mais que reflète-t-il en réalité ?

 

" Il faut relancer le pouvoir d'achat pour avoir une meilleure croissance", "il faut plus de pouvoir d'achat au français pour résoudre la crise sociale", "il faut plus du pouvoir d'achat pour l'agriculture" ... combien de fois entendons nous parler du pouvoir d'achat lorsque l'on allume nos télés ? Nous ne pouvons pas y échappé. Dés qu'un dit spécialiste s'exprime, ces mots sont utilisés à foison pour un coup soutenir les actions d'un gouvernement, un autre le décrédibiliser ou encore pour soutenir l'action du FMI. Mais il nous est bien gardé d'aborder se qui se cache derrière ces mots.

 

L’INSEE définit le pouvoir d’achat du salaire comme "la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une unité de salaire", puis indique que : « la notion ici retenue est le salaire mais le raisonnement s'applique à l'ensemble des ressources ». à priori il ne s'agit donc que d'un outils pour mesurer une richesse financière disponible par les foyers. Mais cet outil d'analyse ne peut être considéré à sa juste valeur que si l'on prend en compte le système dans lequel cette analyse est faite. Or nous sommes dans une société de consommation de masse, où les transactions boursières prennent plus d'importance que les conditions de vie, où les quantités d'achat faites par le peuple influencent et déterminent les méthodes d'enrichissements de quelques personnes. Dans un tel système les mots "pouvoirs d'achat" ne font que renforcer l'idée que seul le système capitaliste mondialisé est viable et qu'il n'existe aucun autre système économique efficace.

 

Sur le plan technique, il ne s'agit que d'un indicateur dit "social" mais là aussi nous restons enfermé dans un états d'esprit véhiculé par les défenseurs du capitalisme.

 

Le mot "Pouvoir" est ici un moyen de faire croire qu'il s'agit d'un droit inaliénable qui nous donne une liberté d'action dans notre acte d' "achat". Or les industries et firmes de tout poil savent créer un besoin sans qu'il n'y est à la base de demande. Combien de gadget ont été rendu incontournable à la vie de chacun ? Combien de téléphone hitech, de télévision 3D, de seconde voiture irréparable à la maison nous ont été vendu sans qu'il n'y est de véritable besoin à leur achat. Le clou de cette tragédie est qu'ils sont accompagnés de crédit, vendu sur la base de nouvelle envie de consommer, accordé sans prise en compte du niveau de vie et des réels besoins humains, pour nous faire croire que nous sommes toujours maître de nos actions lorsque nous consommons. Les publicités sont des attaques dont l'esprit humain n'est pas toujours apte à résister. Elles envahissent nos psychés et les corromps jusqu'à une surconsomation sinonyme de représentation sociale où la propriété à plus d'importance que la personne. Il y a t-il donc un réel pouvoir que celui d'être manipulé pour satisfaire un système qui en demande toujours plus ? Non, cette représentation n'est pas juste. Dans un tel système ce prétendu pouvoir n'est qu'illusoire et ne peut conduire qu'à la banque route.

Mais alors pourquoi l'entendons-nous dans certaines revendications syndicales ? Il s'agit la d'une bataille de fond que hélas nous avons perdu durant ces trente dernières années. Par l'utilisation de mots rabâchés, véhiculant une idéologie individualiste, les capitalistes ont gagné du terrain dans les esprits et ont réussi à inculqué ces notions y compris à ceux qui luttes. Quand à une époque nous demandions de pouvoir vivre de notre travail, aujourd'hui nous demandons plus de pouvoir d'achat. La différences est énorme. Vouloir vivre de son travail revient à remettre en cause l'accaparassions des richesses que l'on produit dans son travail par une poignée de personnes dirigeantes ou simple détentrices d'actions boursières. Vouloir plus de pouvoir d'achat revient à demander plus de possibilité de consommation. D'un coté c'est remettre en cause l'oligarchie financière qui force au consumérisme et au productivisme et de l'autre c'est le soutenir. Et voilà comment l'utilisation des mots devient une arme de manipulation massive. Cependant nous ne pouvons demander aux syndicats de faire le boulot des politiques. Si aucune organisation politique de gauche représentant un poid (à l'assemblée et dans les médias) ne combat le système capitaliste, pas étonnant que les syndicats ne peuvent porter autrement le débat. Le cadre dans lequel ils luttes ne leur donne aucune autre possibilités de revendications qui soit appuyé par une vision politique.

 

C'est sur le plan politique justement que nous pouvons constater le plus d'incohérence. Que la droite et le patronat défendent cette notions, cela coule de source. Elle est entièrement liée à l'idéologie capitaliste puisqu'elle en est un outil de propagande. Mais même dans la prétendu gauche, même chez certaines personnes qui se revendiquent pourtant socialiste ou écologiste, cette notion n'a pas l'air de déranger. Les courants dominant prétendument de gauche (médiatique) ont même relayé cette notion. Pourtant la différence de fond entre la droite et la gauche consiste justement à refuser la société capitaliste et à défendre l'idée d'une société basé sur la solidarité et la répartition des richesses. Mais ces même courant dominants demande aujourd'hui un aménagement du capitalisme et ne souhaite pas remettre en cause l'oligarchie financière. Ils ne remettent pas en cause le productivisme fondamental de la société de consommation. Ils participent ainsi au manque de repaire populaire entre la droite et la gauche (bien que leur actions gouvernementales est eu plus d'influence dans cette dépolitisation).Ils ne veulent surtout pas sortir des sentiers battus et se cantonnent au politiquement correct (dit autrement à la pensé unique).

 

C'est donc à l'autre gauche que j'en appelle. Si nous pouvons remettre en cause les jugements du FMI fait sur un pays, que par la lorgnette du PIB et de la dette publique de ce dernier pour en voir son niveau de progrès et de viabilité, nous pouvons également mettre en pièce les fondements de l'utilisation d'évaluation du Pouvoir d'achat et l'utilisation de cet indice en tant que tel. Nous pourrions envisager d'évaluer un pays sur son progrès social et écologique, sur un indice de bonheur et nous pourrions créer pour cela une évaluation de l'épanouissement, de la réalisation personnelle et collective ou tout simplement sur les possibilités de vie décentes. Pourquoi n'identifier les problèmes d'une personne qu'à sa possibilités de consommation ?

 

Pour terminer article par une citation de Paul Ariés, dans le numéro d'avril 2008 de la revue "Décroissance" affirmé:

"La question du pouvoir d'achat ne s'est pas imposée par hasard dans le débat public. Ce mot-poison empêche de remettre en cause la consommation et enferme les luttes sociales dans la revendication d'un toujours plus."


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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:52

Je lis dans Télérama (n°3142) (excellent article dont je recommande plus que vivement la lecture) sous la plume de Michel Abescat que l’abstention représente 58% des femmes, 72% des jeunes de 18 à 34 ans, 69% des ouvriers, etc….C’est la France invisible décrite dans un gros bouquin-enquête dont je recommande aussi la lecture.

Le propos, à cet instant, est de constater que si tous les partis, tous sans exception, se sont émus de l’abstention aucun à ce jour n’a fait une suggestion pour y porter remède et ceci ne serait-ce qu’en proposant techniquement une forme de vote qui intègre les abstentionnistes politiques dans la comptabilité afin de contraindre à les prendre en compte et de tenir pour nul tout vote dont l’abstention est trop importante.

J’appelle toutes les organisations féministes à se préoccuper de ce problème autant qu’elles le font de la parité car cette dernière viendra également de l’implication féminine.

J’appelle les jeunes (dont les organisations étudiantes, les mouvements politiques de jeunesse,…) à prendre en charge ce problème qui les concerne au plus haut point.

J’appelle la gauche, le Parti de Gauche qui entend défendre la classe ouvrière à œuvrer dans le même sens car les 69% sont son électorat.

J’appelle tous ceux qui ne veulent pas voir la démocratie crever à se bouger le cul car c’est d’eux que viendra le salut, pas de ceux qui sont installés en politique.

Il conviendrait encore qu’une pétition soit lancée auprès du public citoyen afin qu’il y ait saisine et qu’il soit procédé à une révision de la comptabilité électorale.

A cette heure, l’émotion de circonstance passée, si nous ne faisons rien, le monde politique va revenir à sa cuisine pour déplorer au prochain scrutin, selon un rituel bien établi, l’abstention.

 

 

article écrit par Daniel Razzo, citoyen et militant du Parti de Gauche

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 11:10

Les priorités d'aides aux banques pour l'état
On l'entend de longue à la télévision, à la radio, on le lit dans les journaux: "les caisses sont vides". On prétend bien entendu que rien ne peut être fait pour combler le trou de la sécu, le dit problème des retraites ou encore le maintiens des services publics de l'éducation, de la santé, des transport... Mais tout n'est en réalité qu'une question de priorité. Un gouvernement a toujours la liberté du choix de ses actions. Il ne faut pas croire les rumeurs populaires. Si l'état décidait de ne pas céder aux lobis financier des banques, il le pourrait. D'autant que si l'état aide les banques en leur prétend de l'argent, celle-ci ne se pressent de les rembourser que pour éviter de se voir imposer des contraintes à l'avenir, notamment sur le crédit aux entreprises et les bonus. 21 milliards a été apporté à leurs Capital fin 2009. Si la majorité des banques s'est empressées de rembourser, la banque la plus aidée n'a pas remboursé l'essentiel de l'aide de l'état. Il s'agit de la Banque Populaire-Caisses d'épargne, aidé suite au naufrage de Natixis. Ainsi cette banque qui jouant à qui rachète qui et se plante lamentablement dans ces jeux dangereux, utilise l'argent public mais ne se sent pas prêt à tenir ses engagements.

Mais sont-elles vraiment à sec ces banques ou plutôt ou va l'argent ? 


- 5,8 milliards de bénéfices pour BNP Paribas (+ 93 %) et 500 millions d’euros en bonus pour les cadres dirigeants et traders de la banque, soit 10 % de l’aide publique reçue. Les revenus de Michel Pébereau, président du conseil d'administration de la banque sont les suivant:
en 2007, 1,6 millions + des stocks options. En 2008 : 731 000 (a renoncé cette année là à son bonus) + 836 000 de stocks options = 1,5 millions. En 2009 : salaire non encore connu mais cette fois-ci avec bonus …

- 2,7 milliards de bénéfices 2009 pour le Crédit agricole (+ 12 %)

- 1,2 milliards de bénéfices 2009 pour le Crédit mutuel – CIC (+ 240 %)

- 700 millions de bénéfices 2009 pour la Société générale

- 500 millions de bénéfices 2009 pour BanquesPopulaires-Caisse d’Epargne

11 milliards de bénéfices 2009 pour les 5 plus grandes banques françaises

(soit le double de 2008).

Pendant ce temps l’économie réelle a perdu 500 000 emplois et le PIB a reculé de 1,2 %.


C'est pourquoi il est indispensable de restaurer le cloisonnement entre banque de dépôts et banque d’affaires pour

freiner la spéculation, limiter les risques pour les particuliers et réorienter l’activité des banques vers le financement de l’économie réelle.

Choix de l'état et engagements non tenus des banques

Nous le savons, le gouvernement suit une logique libérale, s'entêtant dans un système capitaliste mondialisé qui provoque misère et destruction de l'environnement. Dans cet état d'esprit, il a voulu soutenir la société de consommation par la relance des crédits. Fin 2008, les banques françaises s’étaient engagées de manière informelle avec le gouvernement à permettre une progression des crédits entre 3 et 4 % en 2009. C'est en autre la-dessus que se sont appuyé les banques pour demander des aides publiques.

Pourtant les résultats n'y sont pas  : le crédit a progressé d’à peine 0,2 % en 2009 et a même baissé de 0,9 % pour les entreprises (moins 14 % pour les seuls crédits de trésorerie). L’encours du crédit aux entreprises a atteint en décembre 2009 son plus bas niveau de mai 2005. (source Banque de France)

Les banques françaises ont donc utilisé les aides publiques pour investir sur les marchés financiers plutôt que pour financer l’économie.

Et, lors d’une nouvelle réunion à Bercy le 10 février 2010, les banques ont refusé pour 2010 tout nouvel engagement chiffré avec le gouvernement.
Nous pouvons même aller plus loin, en imposant des objectifs de financement de l’économie aux banques en

contrepartie de l’accès à la liquidité de la banque centrale.

Taxation des profits bancaires : une idée qui progresse sauf en France

L'un des moyens dont peut disposer un état pour renflouer ses caisses de solidarités, est de taxer, voir surtaxer les profits bancaires. Mais ce choix ne rentre pas dans la logique libérale. Alors qu’elle avait été votée par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, le gouvernement a refusé toute taxation exceptionnelle des profits des banques.

La surtaxe proposée de 10 % sur les profits du secteur financier aurait pourtant rapporté 2 milliards d’euros de recettes fiscales en 2010.

 

Pourtant beaucoup d’autres pays préparent une taxation spéciale des banques :

- la Belgique l’a déjà appliqué sous le forme d’une taxe de 0,15 % due par les banques sur tous les dépôts, qui va rapporter 540 millions par an à l’Etat belge

- le gouverneur de la FED américaine s’est prononcé fin octobre pour

« un prélèvement effectué sur l’industrie financière ». Obama a confirmé sa volonté de mettre en œuvre une telle taxe sous la forme d’un prélèvement de 0,15 % sur le passif (c'est-à-dire leurs fonds propres et les dépôts de leurs clients) des plus grandes banques ayant un passif supérieur à 50 milliards

- l’Allemagne est également en train de finaliser une taxe sur les banques qui s’inspirerait du projet américain et pourrait rapporter jusqu’à 9 milliards d’euros par an.

Taxation des bonus : une taxe finalement indolore pour les banques

Face à la "crise" et au scandale des bonus, Sarkozy, dans la foulée de Gordon Brown, avait annoncé

la taxation de 50 % des bonus des banquiers. Mais cela reste dérisoire en pratique :

- Seulement 360 millions d’euros de recettes estimées

- La taxe est provisoire et ne concerne que 2010 (pour les bonus 2009)

-La taxe est compensée par l’annulation pour 2010 de la cotisation supplémentaire que les banques devaient verser au Fonds de garantie des dépôts (contrepartie obtenue de Bercy par les banques). Cela compense la taxe sur les bonus.

- pour anticiper la taxe et en réduire l’effet, les banques ont

maquillé à la fin de l’année une partie des bonus en augmentant provisoirement les rémunérations fixes (selon étude internationale sur 42 banques, 63 % ont augmenté les salaires fixes et 83 % ont diminué la part des bonus dans les rémunérations en 2009).

Au final rien ne freine l'appétit des dirigeants de banque.

Les aides de l’Etat aux banques : le contribuable volé

La meilleure des solutions pour obtenir un systéme économique stable reste la nationalisationpar la création d'un grand pôle financier public. Mais même sans aller jusque là, si l’Etat était devenu actionnaire des banques avec les 21 milliards qu’il leur a apporté, il aurait réalisé entre l’automne 2008 et la fin 2009 une plus de 15 milliards d’euros,

 

Exemple de la BNP :

Au versement de l’aide publique (5,1 milliards), l'action BNP valait 27,20 euros. A son remboursement à l’automne 2009 par la BNP, l’action était à 58,20 euros. Si l'Etat était vraiment entré au capital de la banque ou avait choisi d'investir sous la forme d'obligations convertibles en actions, il aurait pu réaliser une plus-value de 5,8 milliards d'euros rien que sur la BNP, au lieu de se contenter de seulement 226 millions d'intérêts compte tenu de la remontée des actions des différentes banques. Et cela sans compter les dividendes qu’il aurait perçu au titre de leurs profits restaurés.

Alors que les titres subordonnés qu’il a acquis auprès des banques pour les aider
ne lui rapporteront que 700 millions d’euros environ. Qui plus est sans donner à l’Etat aucun pouvoir pour infléchir les comportements des banques, à la différence de l’acquisition d’actions.

C’est au contraire ce qu’a fait la
Suisse. Pour un investissement similaire dans UBS, le gouvernement suisse va recevoir 1 milliard d’euros de revenus, car il a acquis des actions. Une « clause de retour à meilleur fortune » figure aussi dans le plan américain d’aide aux banques, pour permettre de convertir les obligations bancaires souscrites par l’Etat en actions et ainsi de faire bénéficier l’Etat de la hausse des cours rendue possible par l’aide publique.

L’argent facile de la BCE pour les banques

La BCE a multiplié les initiatives pour refinancer les banques dans des conditions extrêmement avantageuses, sans imposer de contreparties pour limiter la spéculation et les  risques. Ces facilités ont artificiellement gorgé les marchés financiers de liquidités.

La BCE a ainsi fourni pour plus de 800 milliards de liquidités en 2009 contre 450 milliards en 2007.

Résultat, le bilan de la BCE s’est envolé sous le poids des prêts consentis et des actifs pris en pension :
-au niveau de 1 200 milliards d’actifs en 2007,
-le bilan de la BCE a grimpé à 1 500 milliards en 2008
-dépassé en 2009 les 2 000 milliards (pour revenir autour de 1800 milliards début 2010).
Le bilan de la BCE représente ainsi 16 % du PIB de la zone euro.


Exemples des largesses de la BCE au profit des banques :

- elle a baissé ses taux directeurs à un niveau très bas, rendant la liquidité quasi gratuite pour les banques : le taux principal (dit Refi) est passé de 4,25 % à l’été 2008 à 1 % depuis mai 2009 (inchangé à 1 % début 2010)

- elle a accepté depuis octobre 2008, de recevoir des actifs de plus en plus risqués en garanties des prêts qu’elle fait aux banques (opérations de prises en pensions). Elle accepte désormais les actifs notés BBB-, alors qu’elle n’acceptait pas de garanties en dessous de A- jusqu’alors. De quoi contribuer à aggraver les risques pris par les

banques plutôt qu’à les limiter !


- elle a offert aux banques des
nouvelles possibilités de financement « non conventionnelles » :  en élargissant ses lignes de financement des banques au-delà du court terme (qui est pourtant l’essentiel de sa mission de refinancement), en ouvrant des lignes illimitées et à taux fixe, à 3 mois, à 6 mois et même à 1 an. Le tout aux conditions de refinancement de court terme (taux de 1 %) ! Une aubaine pour les banques qui ont ainsi pu reprendre à plein régime leurs jeux sur les marchés financiers. Ces prêts longs ont en effet obtenu un énorme succès : 1 120 banques bénéficiaires, plus de 600 milliards pour les 3 adjudications successives de juin, septembre et décembre 2009 (dont 442 milliards rien que pour celle de juin, la plus importante opération de refinancement jamais effectuée par la BCE en une seule fois)

 

- elle a accepté d’acheter aux banques des titres de dettes pour 60 milliards, pour soutenir leurs émissions obligataires sur les marchés. Là aussi c’est une mesure qui s’écarte des outils traditionnels de la BCE.


- elle a plaidé pour que le secret des plans de sauvetage bancaires soit conforté (dans le cadre du projet de directive sur la transparence financière) dans l’intérêt des banques et au détriment du contribuable.

Tout ce qu’elle a fait pour les banques, sans résultat pour l’économie, la BCE devrait au contraire le faire pour l’économie réelle et les Etats en difficulté comme la Grèce, des interventions d’intérêt général qui sont toutefois interdites par le Traité de Lisbonne.

Du côté des banques, les taux d’intérêt ont certes baissé mais sans commune mesure par rapport à la baisse du coût de l’argent distribué par la BCE. Les banques encaissent donc l’essentiel de la différence.

D'autres choix sont possibles. Nous pouvons durcir les règles d’encadrement des banques (aujourd’hui réserves obligatoires auprès de la BCE à 2 % des dépôts et ratio de fonds propre/prêts à 8 %). L'Europe peut mettre la BCE au service de la politique économique en lui permettant de refinancer les Etats et les institutions publiques (comme le fait la FED avec l’Etat fédéral américain).

Alors que les banques française se refinancaient à 1 % fin 2009 contre 4,25 % à l’été 2008, voici comment ont évolué les taux qu’elles pratiquent sur la même période :

- taux moyen sur découverts ménages passés de 11 % à l’été 2008 à 10 % fin 2009

- taux moyen des crédits revolving ménages passés de 15,83 % à 14,78 % de fin 2008 à fin 2009

- taux moyen des crédits aux ménages passés de 6 % à l’été 2008 à 5 % fin 2009.

- taux moyen des crédits aux entreprises passés de 5,5 % à l’été 2008 à 3 % fin 2009.

Les taux de crédit « revolving » subis par les ménages modestes peuvent monter jusqu’à 18 %.


Christine Lagarde a refusé toute suppression du credit revolving (proposée par amendement à l’Assemblée nationale), alors que le surendettement des ménages a progressé de 17 % en 2009. Lagarde veut maintenir le credit revolving, car selon elle c’est un moteur décisif de la consommation : «
40 % des achats par correspondance à la Redoute ou aux Trois Suisses se font par credit revolving. Ce sont des milliers d’emplois à la clef ».

Selon le Médiateur de la République, 15 millions de Français bouclent leurs fins de mois entre 50 et 150 euros près et peuvent tomber dans le surendettement au moindre incident social. Nous voyons donc, encore une fois, que la politique du tout crédit, pour toujours plus de consommation, sans considération des impacts sociaux méne bon nombre de gens dans le mur.

Complément d'analyse: Après avoir été sauvé par les états de la crise qu'il avait lui même créer, le secteur économique s'attaque aux états les plus faibles qui ne suivent pas leurs intérêts mercantiles. Dans tout les cas, si les états ne font pas le choix de la contre-attaque, ils diminueront leurs actions sur la société jusqu'à faire disparaître les droits et avantages sociaux qui garantissent dans une république la répartition des richesses et l'égalité d'accès à la santé, à l'éducation, à l'énergie, aux transports... Le plus triste c'est que dans des pays dit démocratique, ces choix se feront sous la volonté des états, de leurs propres décisions et orientations politiques, comme nous le voyons de façon spectaculaire en Grece ou comme le fait petit à petit le gouvernement français. Ce qui aura et a déjà des conséquences sur la confiance des citoyens en leur propre régime démocratique. Et dans ce cas, gare à la colère des peuples !

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:07

J'en appelle dans un premier temps aux milieux militants. Malgré la défaite électorale qu'elle a subi lors de ces dernières élections régionales et malgré les manifestations et grèves qui viennent, la droite ne veut pas changer de politique. Au vu de leurs méfaits, nous nous devons de lancer des appels à la désobéissance civique. Il est temps de dire tout haut ce que l'on pense, quitte à devoir être mis au tribunal.

Certaines choses se doivent d'être dite publiquement pour que les gens réalisent réellement dans quel système nous emmène l'UMP. Nous devons lancer de multiples appels, les signer et les faire signer par de nombreux citoyens. Si la vérité est dite sur l'idéologie de ce gouvernement, il est certain que des procédures judiciaires seront mises en place contre nous.

C'est pourquoi, nous devrons nous porter volontaire en cas de mise en justice pour trouble à l'ordre public ou autre prétexte à l'étouffement de la parole publique. Arrêtons l'auto-censure. La dénonciation de leurs actes réels peut faire renaître une conscience collective de lutte et cette contestation de l'ordre établi se doit d'être porté par tous les défenseurs de la démocratie: syndicats, associations, politiques, citoyens... N'ayons plus peur de la répression ! De nouvelles méthodes de luttes et de désobéissances doivent être mises en place pour faire renaître l'espoir. Si 2012 sera l'année des élections présidentielles, 2010 et 2011 devront être celles des résistances par la désobéissance civique, véritable arme pacifiste pour un nouveau Front Populaire contre  ce nouvel ordre établi.

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Ils ne nous ferons pas taire (contre les répressions injustes contre le syndicalisme) : http://lapetition.be/en-ligne/petition-4483.html

Liberté de la presse : http://www.intersj.info/

Autres pétitions à venir ...

A lire

Voici quelques bouquins utiles pour cultiver son esprit critique ou s'enrichir de nouvelles connaissances. Si vous avez quelques propositions n'hésitez pas !!

Information scientifique sur les OGM, avis aux ami(e)s anti-OGM :

Lilian Ceballos, Les Plantes Génétiquement Modifiées insecticides : évaluation des impacts environnementaux, Ed. Rés’OGM Info, décembre 2008, 260 pages, 
http://www.resogm.org/spip.php?article95


Les médias sont-ils honnêtes lorsqu'ils parlent des mobilisations sociales ? Un livre objectif et critique !!

Henri Maler et Mathias Reymond pour l'Acrimed, Médias et mobilisations sociales La morgue et le mépris ?, Ed. Syllepse, 160 pages,
http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_342-Medias-et-mobilisations-sociales.html


Pour les non initiés à l'économie, le Capital de Marx peut être très indigeste. Même si il ne s'agit pas d'une bible, ces annalyses restent d'actualité. Voici pour vous l'Abrégé du Capital.

Carlo Cafiero, Abrégé du Capital de Karl Marx, Ed. Le Chien Rouge, 160 pages,
http://www.editionslechienrouge.org/catalogue/index.php?post/2009/03/01/Abr%C3%A9g%C3%A9-du-Capital-de-Karl-Marx


Pour ceux qui ne rêvent plus ! Débridez vous !!

Denis Langlois, L'utopie est morte! Vive l'utopie !, Ed. Michalon, avril 2005, 200 pages,
http://www.michalon.fr/L-utopie-est-morte-vive-l-utopie.html